Mon histoire

Chapitre 21 – Vers une psychologie de la maladie ?

Ecrit par 21 mars 2018 janvier 26th, 2019 4 commentaires
psychologie de la maladie

Synopsis : dans le chapitre 20, je racontais mon refus d’aller dans des associations pour les personnes atteintes de la sclérose en plaques. Échaudée par la réaction du neurologue alors que je lui annonçais que j’avais traité ma deuxième poussée grâce à l’acupuncture, je craignais de passer pour une illuminée et je préférais me protéger, cherchant un autre moyen d’aborder la maladie. Je m’intéressais de prêt ou de loin à la psychologie de la maladie, cherchant à garder ESPOIR envers et contre tout. C’est alors que je découvris alors le décodage biologique. 

Besoin d'être accompagnée

Échaudée par les conférences auxquelles elle avait assisté, ce fut ma mère qui, à travers son réseau de thérapeutes, me présenta une nouvelle approche : le décodage biologique. Ni mon entourage, ni moi-même n’en avions jamais entendu parler auparavant.

Pour ma part, après la réaction virulente du neurologue alors que je lui annonçais la guérison de ma poussée grâce à l’acupuncture, je pris le parti de ne pas me joindre aux groupes de paroles et associations sur la sclérose en plaques. Je sentais qu’il pouvait y avoir une autre façon de se soigner. Et je n’avais tellement rien à perdre…

J’avais décidé de ne pas prendre de traitement allopathique, enthousiasmée par les effets qu’avait eu l’acupuncture sur moi (cf chapitre 15 : “Vers une autre forme de traitement de la sclérose en plaques ?“) et je me sentais prête à aller vers des voies moins reconnues par la médecine. 

J’avais aussi du mal à sortir de ma Tristesse. Je n’avais aucune opportunité professionnelle qui se profilait. Je voyais tous mes amis être acceptés dans leurs premiers emplois. Et mon avenir, avec cette maladie, me semblait très sombre.

La perspective d’être accompagnée et d’apprendre à vivre avec me sembla une évidence pour pouvoir rebondir. Peu importe la forme que cela prendrait.

Une autre origine des maladies

Je découvris donc le décodage biologique. Cela paraissait extrêmement farfelu à l’époque et, même encore aujourd’hui, en dépit de nombreux livres sortis sur le sujet tels que :
– “La maladie a-t-elle un sens ?” de Thierry Janssen  (ancien chirurgien urologue, devenu par la suite psychothérapeute spécialisé dans l’accompagnement des patients atteints de maladies physiques )  ,
– “Dis moi où tu as mal, je te dirai pourquoi” de Michel Odoul (Fondateur de l’Institut Français de Shiatsu), il y a beaucoup de scepticisme en France face à ce type d’approche.
Les personnes que je cite ici ne font pas du décodage biologique à proprement parler. Mais elles ont cette approche qui consiste à rechercher une certaine psychologie de la maladie.
Cela rejoint le fameux dicton : “Tout se qui ne s’exprime pas, s’imprime”.

Qu’est ce que le décodage biologique ?

Le décodage biologique tourne essentiellement autour du sens de la maladie, de la façon dont notre corps exprime des conflits émotionnels, des chocs, des deuils en créant des pathologies.

Lorsque notre esprit est équilibré, notre corps ne reçoit pas d’autres sollicitations en dehors de celles qui sont routinières et qui nous sont vitales. En revanche, lorsqu’il est perturbé, il emmagasine tous ces problèmes, traumatismes jusqu’à ce qu’il ne puisse plus les stocker. Il sollicite alors notre corps pour faire le vide et cela se répercute sous la forme de symptômes.

Dans l’esprit de cette thérapie, tout part de notre cerveau, siège de nos émotions. Notre cerveau conscient, la plus petite partie, gouverne nos pensées. Et la plus grosse partie, notre cerveau inconscient, a pour fonction de gouverner notre corps.

-> Je subis un Choc

 

Lorsque nous subissons un choc, un traumatisme ou une surcharge émotionnelle, le cerveau conscient ne peut pas accepter l’information, nous n’avons pas la possibilité de gérer cette situation intolérable.

 

-> Je renvoie cette information à mon inconscient

 

Nous renvoyons donc ce stress vers notre cerveau inconscient. Ce dernier, qui a pour but d’assurer notre survie, va ainsi retenir toutes les informations et la trace de tous les événements où notre survie a été menacée.

 

-> Blocage entre mon action à venir et mon inconscient

 

Et le jour où, dans notre vie courante, il y a un blocage entre ce que nous nous apprêtons à faire et l’information de “danger” qu’a emmagasiné notre cerveau inconscient, ce conflit descend dans notre corps et c’est une maladie ou un dysfonctionnement qui apparaîtra dans l’organe concerné comme solution au conflit final. C’est là où le bât blesse. Un événement étant vécu comme un réel traumatisme dans l’enfance n’aura pas la même répercussion sur un adulte. Pourtant, à un instant donné, le cerveau inconscient avait enregistré la notion de danger.

 

De même, chacun vivra ces conflits d’une façon différente. Cela dépend de notre sensibilité, de l’âge auquel nous vivons ce “choc” et surtout de notre personnalité. Un même événement ne sera pas ressenti de la même façon par plusieurs personnes, l’histoire personnelle de chacun y étant aussi pour beaucoup.

Mon expérience avec le décodage biologique

Je rencontrais ce praticien et, semaine après semaine, je commençais alors à dénouer et à comprendre les différents messages que cherchait à m’envoyer ma sclérose en plaques.

Ce m’a qui le plus frappée, c’est que la première fois que je suis arrivée dans sa salle d’attente, il y avait un livre, dont je parlerai plus tard, qui présentait la sclérose en plaques à travers le décodage biologique.

J’avais, à cette époque, déjà suivi une petite thérapie de quelques mois. Je connaissais, sans jamais l’avoir trop approfondie, ma plus grande blessure et peur : l’Abandon (mais je reviendrai sur ce sujet de nombreuses fois par la suite). Je n’avais aucune idée de là où j’avais mis les pieds. Comme je l’ai raconté, il s’agissait surtout d’aller expérimenter d’autres approches, d’autres types de soins. Et, cela d’autant plus si elles avaient un lien avec une certaine forme de psychologie de la maladie.

En lisant ces quelques lignes … je sus que j’étais au bon endroit à ce moment là de ma vie ! 

 

Je ne cherche pas à faire l’apologie de cette forme de thérapie. Mais pour ma part, il y a eu un avant et un après. Plus j’avançais en thérapie, plus j’apprenais à me connaitre. Et plus, j’étais estomaquée du parallèle entre le décodage biologique de la sclérose en plaques et ma propre histoire personnelle. Mais, bien entendu, pour cela, il fallait déjà que je connaisse mon histoire, et celle de ma famille.

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