Mon histoireV - La Reconstruction

Chapitre 24 – V. La Reconstruction / 5. La peur de l’abandon

Ecrit par 18 avril 2018 7 commentaires

HISTOIRE / Atteinte de la sclérose en plaques depuis mes 23 ans, j’ai toujours refusé tout traitement allopathique et me suis orientée vers un chemin thérapeutique moins conventionnel. Après un long parcours rempli de hauts et de bas, je vis aujourd’hui en harmonie avec celle que je nomme ma meilleure ennemie. C’est ce chemin que je souhaite partager pour présenter une expérience, emprunte de résilience, et une autre façon de percevoir les épreuves que nous traversons. Car, au final, elles sont souvent des messages pour apprendre à mieux nous connaître et trouver le moyen de vivre en phase avec nous-mêmes.

 

Synopsis : dans le chapitre 23, je terminais de présenter la sclérose en plaques vue par le décodage biologique et certains auteurs. Sans être une promesse de guérison, cela me permit de mettre en lumière certains de mes blocages, notamment ma grande peur de l’abandon.

 

Des traumatismes enfouis

 

Lors de ma première thérapie, j’avais déjà pris conscience de certains éléments perturbateurs, qui me poursuivaient inconsciemment au fur et à mesure que je grandissais. Enfant, en raison d’une crise conjugale, mes parents avaient dû me laisser quelques semaines chez mes grands-parents. Ces derniers étaient des personnes très aimantes et pleines de bienveillance. Beaucoup de gens auraient pu vivre cette expérience très bien.

 

Mais, à 3 ans et demi, je vécus cela comme un réel traumatisme. Je passais d’une période de grande fusion avec ma mère au “vide” en un rien de temps.

 

Et, j’ai longtemps occulté ce souvenir. Quand bien même j’avais connaissance de cet événement de mon enfance, de mon regard d’adulte, je n’y voyais aucun problème ou traumatisme éventuel. Il n’y avait pas là de quoi générer une peur de l’abandon. En grandissant, j’adorais même aller chez mes grands-parents.

 

Une peur de l’abandon profondément enracinée

 

peur de l'abandon

 

C’est au cours des séances de ma première thérapie, bien plus tard, que des souvenirs sont remontés, souvent par l’intermédiaire de rêves. Je me suis alors revue, petite fille, hurlant et pleurant nuit après nuit dans mon lit, m’accrochant à une photo de ma maman, sous le regard désespéré de ma grand-mère.

 

Je grandis donc avec une forte personnalité abandonnique (ou peur de l’abandon). Avant ma sclérose en plaques, chacune de mes séparations amoureuses étaient vécues comme des drames et m’atteignaient vraiment physiquement. Et cela a continué pendant longtemps, jusqu’à être en mesure de panser cette blessure émotionnelle.

La perspective de me retrouver seule m’empêchait littéralement d’avancer et de me projeter.

 

Mes années d’études à l’étranger avaient été réalisables car j’étais toujours partie avec ma meilleure amie. Nous étions deux, avec une amitié très fusionnelle. Je pouvais donc me projeter, ce que je ne fus plus en mesure de faire en Italie, son parcours professionnel à elle l’ayant envoyée à Amsterdam.

 

Prise de conscience

 

 

Le décodage biologique m’a permis de remettre en lumière ces événements de mon passé et certains blocages. Cela m’a aidée à me remettre en mouvement, dans un moment où je n’avais plus goût à rien, et d’être de nouveau capable d’avancer et de construire. En effet, j’avais sombré dans un grand défaitisme et je passais mon temps à attendre que les choses se fassent pour moi.

 

Cela m’a aussi forcée à aller creuser dans mon histoire personnelle et de mieux comprendre comment je fonctionnais, tout en l’associant avec cette maladie qui, désormais, allait faire partie de ma vie.

 

A la lumière de ce que j’ai appris, mais surtout de ce que j’ai compris de moi, je reste aujourd’hui intimement persuadée que ces deux premières poussées (et la troisième par la suite) se sont produites dans des moments clés de mon existence. A cette époque, je n’avais pas connaissance de mes blessures émotionnelles — la peur de l’abandon étant la plus forte — et celles-ci se sont rappelées à moi sous la forme d’une sclérose en plaques.

 

Comme peut-être beaucoup d’autres étudiants, à l’entrée dans la vie professionnelle, je manquais cruellement de confiance en moi. Ce manque de confiance, cumulé avec ma peur de l’abandon, créèrent certainement un profond blocage. De mon point de vue, je risquais fortement de me mettre en échec et je ne me sentais pas la capacité de surmonter cela. Et, la rupture, quatre mois après, a réveillé ce fort traumatisme.

 

Je tiens à préciser que la compréhension que j’ai de ces deux poussées reste cependant basée sur mon intuition et sur ce que je connais de mon histoire personnelle. Elle n’est en aucun cas une certitude, ni une vérité établie. Je reviendrai cependant beaucoup sur cette peur. Pour commencer, elle a une place majeure dans ma vie personnelle. Mais, surtout, depuis que j’ai commencé ce blog et rencontré des personnes ayant la sclérose en plaques, j’ai été très étonnée du nombre de sépiens avec cette peur, peur qui pourrait presque être considérée comme “paralysante”.

 

La peur de l’abandon au coeur d’autres maux ?

 

Par ailleurs, dernièrement, j’ai aussi découvert le blog d’une personne de mon âge, qui reliait son eczéma à sa peur de l’abandon. C’est quelque chose que je peux tout à fait imaginer. Je parle principalement de la sclérose en plaques au travers de mon histoire, vu qu’il s’agit de la maladie que je connais le mieux.

Mais je peux imaginer qu’une blessure émotionnelle aussi forte engendre différentes atteintes au niveau physiques. D’ailleurs, la peau, en décodage biologique, est très reliée à la relation avec les autres. Je pense qu’il y a réellement là quelque chose à creuser…

 

D’autant que, par la suite, je découvrirai aussi l’empreinte de cette peur dans mon environnement familial.

 

Et vous ? Quelle est votre plus grande peur ? Est-ce qu’il vous arrive de vous sentir bloqué(e) dans votre vie ?

 

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