Mes astuces de vie

Comment accepter sa maladie ?

Ecrit par 4 mars 2019 mars 15th, 2019 1 commentaire
Accepter sa maladie

“il faut porter encore porter du chaos en soi pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante..”

Fiedrich Nietzsche

J’ai entendu cette citation au détour de la conférence de Christophe André, Matthieu Ricard et Alexandre Jollien, début février à Paris. C’est Alexandre qui l’a énoncée et je l’ai trouvée magnifique. Parce que oui, il s’agit avant tout d’un entrainement du cerveau, sur du long terme. C’est à travers le temps qui passe que nous cheminerons peu à peu vers l’acceptation.

Mais avant de parler du fait de pouvoir accepter sa maladie, je tenais à vous faire part du déclic que j’ai eu quant à la notion du cheminement qui se fait en nous, à notre insu. L’exemple qui me vient, peut-être parce que cela s’est déroulé sur un temps plus court, est lié à mon activité de blogueuse.

Les changements dans une vie personnelle

D'abord l'écriture ...

Je suis une grande impatiente. Dans ma façon d’appréhender les étapes, j’ai tendance à agir… Puis à réfléchir. Et lorsque j’ai décidé quelque chose, il faut que cela se réalise immédiatement.
Il y a un an, j’avais réussi à écrire mon histoire personnelle. Cela faisait 4 ans que l’on me pressait de la raconter, de présenter une façon de pouvoir accepter sa maladie, mais je n’y arrivais pas. Aujourd’hui, je peux dire que je n’avais pas la maturité et que je n’étais tout simplement pas prête.

Et puis un jour j’ai eu un déclic et je me suis lancée. Il m’a fallu 10 jours pour écrire ces 6o pages que je vous offre si vous vous abonnez.

Par la suite, je me suis demandée ce que je pouvais en faire. Lorsque, quelques mois après, on m’a parlé d’un blog, au départ j’ai rigolé. Pour moi l’activité de blogueuse se résumait à prendre des photos de soi et chercher à se montrer le plus possible. Et puis, je fuyais un peu tout ce qui concernait réseaux sociaux.

... puis la création du blog

Finalement, j’ai décidé de me lancer. Je n’avais aucune idée du comment et du pourquoi, ni la manière dont cela fonctionnait. Mais j’avais pris cette décision, il fallait que je le lance, que des gens me lisent ! Je voulais que mon message d’espoir touche le plus de monde possible.

Quatre mois après, il m’a fallu suivre une formation pour faire fonctionner mon blog et le rendre visible. Puis j’ai dû commencer à réfléchir à ce que je souhaitais mettre en place, au message que je voulais renvoyer. Parce que je désirais ardemment toucher du monde, apporter du soutien aux personnes qui vivaient les mêmes affres, les mêmes tourments que les miens il y a une dizaine d’années.

Mais, tout ça, il y a plus d’un an, je n’en avais aucune idée. L’idée de présenter des astuces pour accepter sa maladie était très floue. En tout cas, jamais je n’aurais imaginé faire des Live Facebook, ou des vidéos. A l’origine, je manquais cruellement de confiance en moi et j’avais tendance à me mettre à pleurer dès que je devais parler en public.

Avant l’été dernier, je me sentais à bout. J’avais trop de projets en même temps dont un qui n’était pas des moindres : un mariage. J’avais l’impression que mon blog ne décollait pas, que je ne touchais pas tant que ça les gens. Et, surtout, je me demandais quel sens je mettais derrière tout cela.

Laisser le temps au temps

Alors j’ai décidé de prendre mon mois d’août. De ne rien faire, de sortir la tête de là. Et je me suis culpabilisée ! Si je ne faisais rien, alors ce n’est pas ainsi que je trouverais d’autres idées. Mais moralement j’étais fatiguée. Alors j’ai lâché prise.

A la rentrée, en septembre, j’étais reboostée. Je fourmillais d’idées ! Mon blog a connu une grosse évolution. Et, surtout, j’ai trouvé la formation qui me tenait à cœur pour pouvoir mieux accompagner par la suite les personnes qui venaient me voir.

C’est réellement parce que j’avais lâché prise et que j’avais laissé mon cerveau au repos qu’il a commencé à avancer.

J’ai rapidement fait un parallèle. Je me suis rendue compte que cela valait dans tous les stades de réflexion de notre vie, toutes les choses que nous souhaitons changer, toutes nos évolutions ! Partant du principe que la vie avance, fais son chemin, nous avançons avec elle. Parfois sans nous en rendre compte, alors même que nous ne sommes pas en action.

Le chemin pour accepter sa maladie

Cela me fait rebondir sur un point, bien plus important que mes questionnements existentiels sur mes lecteurs(trices). Dernièrement j’ai publié sur un groupe Facebook un article que j’affectionne sur les étapes de la résilience : Choc, Déni, Colère, Tristesse, Reconstruction, Acceptation. J’ai alors demandé aux personnes à quelle étape ils pensaient se situer.

Et, de nombreuses personnes m’ont répondu que l’acceptation leur semblait bien loin, voire inatteignable.

Cela rejoint la notion du temps que peuvent prendre les choses, les prises de conscience. Et surtout, au fait que ce n’est pas parce que l’on n’est pas en mouvement, dans l’action, qu’il ne se passe rien.

Parfois, le fait même de lâcher prise pour un temps, de craquer un bon coup, de voir la vie en noir et sa maladie comme un fardeau n’est pas un échec. C’est un pas de plus pour aller vers le fait d’accepter sa maladie. L’important est d’être sûr(e) que cette étape aura une fin. Pour cela je vous renvoie à mon article du mois dernier : Comment rester optimiste face à la maladie ?

Car, vraiment, chaque étape est nécessaire !

Un autre exemple concerne une personne qui me suit, avec qui j’ai échangé il n’y a pas longtemps. Elle est en train de vivre un véritable bouleversement dans sa vie. Pendant des années, elle a vécu en plein déni de sa maladie, en mettant un couvercle dessus. Elle prenait son traitement sans se poser de questions, parce que le neurologue lui disait de le prendre et que ce serait bon pour elle.

Et, un jour, elle a commencé à avoir envie d’aller voir au-delà, de se poser des questions sur sa vie. Elle a commencé à lire sur le développement personnel, sur d’autres façons de se soigner. Elle a ouvert les yeux sur sa vie et a commencé à la regarder différemment.

Elle est aujourd’hui sur un véritable chemin, pleine d’espoir et se libère peu à peu de tout ce qui l’a entravée pendant des années. Ma comparaison avec le fruit mûr est venue de mes échanges avec elle. Parce qu’elle a eu cette phrase qui m’a marquée « si seulement j’avais pu réaliser tout cela avant ! J’ai l’impression d’avoir perdu tellement de temps toutes ces dernières années ».

Être prêt pour le changement

Oui, mais peut-être que tous ces changements, ces bouleversements ne pouvaient s’effectuer que dans un moment où cette personne était prête à les affronter.

Nous avons tous des schémas de vie, des schémas que nous répétons inlassablement, sans nous en rendre compte. Le véritable changement ne peut s’opérer que lorsqu’un schéma, qui ne nous convient pas évidemment, est arrivé à saturation.

Cela peut se faire uniquement lorsque nous ressentons viscéralement le besoin d’en sortir et de mettre en place une autre dynamique.

Et ça, c’est quelque chose qui est très personnel. A chacun son timing !

Accepter que cela prenne du temps

Par la suite, j’ai aussi découvert que lorsque nous avons initié un changement, il ne sert à rien de le précipiter. Parfois, même alors que nous ne sommes pas dans l’action, ce changement s’opère. La vie nous pousse en avant …

J’ai appris à concevoir que certaines choses, certains changements puissent prendre du temps … qu’au fond de moi, il y a des choses que je souhaite voir éclore et qu’elles arrivent petit à petit, parce que je les appelle de toute mes forces. Mais, que si elles n’arrivent pas encore, c’est certainement que je n’y suis pas prête !

Il faut juste prendre conscience de son désir de changement et lancer la première étape, le premier mouvement, aussi infime soit-il … Une lecture, une rencontre qui nous semble juste pour nous !

En Programmation Neuro-Linguistique, il est considéré qu’il est possible de tout apprendre, de tout recommencer à la condition que cet apprentissage se fasse par petit bout. On ne mangera pas un éléphant en une fois. Mais si on y va petit bout par petit bout, il faut prendre conscience qu’on peut changer des choses en nous. Le plus difficile c’est le premier pas.

Alors il faut entendre que si le mouvement pour accepter sa maladie n’a pas été fait plus tôt, c’est parce que ce n’était pas le moment ! Il y a tout un chemin intérieur qui doit pouvoir se faire avant. Mais, la majeure partie du temps, il se fait ! Je vous l’assure ! Même si vous n’en avez pas conscience !

Alors, bien sûr, il peut y avoir des freins, de la résistance, mais je préfère terminer cet article sur une note positive.

Le reste fera l’objet de l’article du mois prochain 🙂

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