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Mes astuces de vie

Maladie et émotions | Comment accepter sa maladie ?

Ecrit par 4 mars 2019décembre 10th, 20202 commentaires
Accepter sa maladie

“Il faut porter encore porter du chaos en soi pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante..”

Fiedrich Nietzsche

J’ai entendu cette citation au détour de la conférence de Christophe André, Matthieu Ricard et Alexandre Jollien, il y a quelques années, à Paris. C’est Alexandre qui l’a énoncée et je l’ai trouvée magnifique. Parce que oui, il s’agit avant tout d’un entrainement du cerveau, sur du long terme. C’est à travers le temps qui passe que nous cheminerons peu à peu pour accepter sa maladie.

Le chemin pour accepter sa maladie

On ne va pas se mentir… Cela ne se fait pas en un clin d’œil. Plutôt, au détour d’un parcours, que je vous détaille dans l’article expliquant les différentes étapes pour accepter sa maladie. Comme dans un chemin de deuil, nous passons à travers un état de Choc, ô combien nécessaire pour notre psyché. Puis une période de Déni suivie de la Colère, la Tristesse. Pour enfin aller vers la Reconstruction et l’Acceptation.

Lorsque je travaille avec les personnes que j’accompagne en tant que thérapeute, je leur demande à quelle étape elles pensent se trouver. Bien évidemment, si elles viennent en thérapie, c’est souvent probable que la réponse soit : “l’Acceptation me semble très loin, voire inatteignable”. Ou “jamais, je n’accepterai cette m***, cette maladie”.

Alors, je tiens à préciser qu’ accepter sa maladie ne signifie aucunement se résigner, baisser les bras. Juste remettre de la douceur, retrouver une certaine sérénité. Peut-être même une joie de vivre avant de pouvoir aller mieux. Voire guérir en fonction des maladies, des traitements envisagés. Cela veut dire arrêter de se battre et se connecter à une profonde confiance intérieurement. Être tout simplement apaisé ici et maintenant. En attendant des jours meilleurs, qui ne sauraient tarder en gardant cet état d’esprit. Par contre, bien sûr, parfois ce chemin est plus difficile à faire seul(e), sans recul ou personne(s) à qui parler.

Le temps comme allié

Cela rejoint la notion du temps que peuvent prendre les choses, les prises de conscience. Et surtout, au fait que ce n’est pas parce que l’on n’est pas en mouvement, dans l’action, qu’il ne se passe rien. Voir même au contraire ! D’ailleurs, à ce sujet, je vous invite à lire l’article “Pourquoi est-ce que cela prend autant de temps pour aller mieux ?” Il vous détaille la manière de fonctionner de notre psyché.

Parfois, il faut aussi pouvoir accepter de lâcher prise pour un temps, de craquer un bon coup. De voir la vie en noir et sa maladie comme un fardeau. Ce n’est pas un échec ! C’est un pas de plus sur ce long chemin pour accepter sa maladie. L’important est d’être convaincu que cela ira mieux par la suite, que cette étape aura une fin. Pour cela je vous renvoie à un autre article : Comment rester optimiste face à la maladie ?

Car, vraiment, tout ce temps est nécessaire au changement intérieur.

Un exemple de chemin

Un jour, à travers mon activité de blogueuse (il y a bien longtemps, bien avant que je ne devienne thérapeute), j’avais rencontré une personne aussi touchée par la sclérose en plaques. Elle était en train de vivre un véritable bouleversement dans sa vie. Pendant des années, elle avait vécu en plein déni de sa maladie, en mettant un couvercle dessus. Elle prenait son traitement sans se poser de questions, parce que le neurologue lui disait de le prendre et que ce serait bon pour elle.

Puis elle a commencé à avoir envie d’aller voir au-delà, de se poser des questions sur sa vie. Elle a commencé à lire sur le développement personnel, sur d’autres façons de se soigner. Ou du moins, d’apaiser les effets secondaires des médicaments. Elle a suivi une thérapie. Et elle a ouvert les yeux sur sa vie et a commencé à la regarder différemment. Faire le tri dans ce qui ne lui convenait plus. Se rapprocher de ses besoins essentiels et les respecter !

Sa maladie est toujours là et, parfois, elle se manifeste assez douloureusement. Mais elle est aujourd’hui sur un véritable chemin d’apaisement et de bien-être. Elle est pleine d’espoir et se libère peu à peu de tout ce qui l’a entravée psychologiquement pendant des années. Dernièrement, elle a eu cette phrase qui m’a faite sourire « si seulement j’avais pu réaliser tout cela avant ! J’ai l’impression d’avoir perdu tellement de temps toutes ces dernières années ».

Etre prêt pour le changement

Oui, mais peut-être que tous ces changements, ces bouleversements ne pouvaient s’effectuer que dans un moment où cette personne était prête à les affronter.

Nous avons tous des schémas de vie, des schémas que nous répétons inlassablement, sans nous en rendre compte. Le véritable changement ne peut s’opérer que lorsqu’un schéma, qui ne nous convient évidemment pas, est arrivé à saturation.

Cela peut se faire uniquement lorsque nous ressentons viscéralement le besoin d’en sortir et de mettre en place une autre dynamique.

Et ça, c’est quelque chose qui est très personnel. A chacun son timing !

Calmer son impatience !

De par ma propre expérience avec ma sclérose en plaques, ces dix dernières années, puis au travers de mes études pour devenir thérapeute, j’ai appris à concevoir que certaines choses, certains changements puissent prendre du temps. Qu’au fond de moi, il y a des choses que je souhaite voir éclore et qu’elles arrivent petit à petit, parce que je les appelle de toute mes forces. Mais, que si elles n’arrivent pas encore, c’est certainement que je n’y suis pas prête !

Il faut juste prendre conscience de son désir de changement et lancer la première étape, le premier mouvement, aussi infime soit-il … Une lecture, une rencontre qui nous semble juste pour nous ! D’ailleurs, je dis toujours aux personnes que je suis que, ne serait-ce que prendre la décision de suivre une thérapie, c’est 50% du chemin de fait !

En Programmation Neuro-Linguistique, il est considéré qu’il est possible de tout apprendre, de tout recommencer à la condition que cet apprentissage se fasse par petit bout. On ne mangera pas un éléphant en une fois. Mais si on y va petit bout par petit bout, il faut prendre conscience qu’on peut changer des choses en nous. Le plus difficile c’est le premier pas.

Alors il faut entendre que si le mouvement pour accepter sa maladie n’a pas été fait plus tôt, c’est parce que ce n’était pas le moment ! Il y a tout un chemin intérieur qui doit pouvoir se faire avant. Mais, la majeure partie du temps, il se fait ! Je vous l’assure ! Même si vous n’en avez pas conscience !

Alors, bien sûr, il peut y avoir des freins, de la résistance, mais je préfère terminer cet article sur une note positive.

 

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à laisser un commentaire ou mes les envoyer à contact@lisa-brienne.fr .

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