Mes astuces de vie

4 blocages possibles à l’acceptation de la maladie

Ecrit par 1 avril 2019 2 commentaires
acceptation de la maladie

“La résilience, c’est l’art de naviguer entre les torrents.”

Boris Cyrulnik – Le Monde de l’Education – Mai 2001

Nous avons tous en nous les ressources pour cheminer vers l’acceptation de la maladie.

En réalité, en Programmation Neuro Linguistique (PNL), il est considéré nous possédons toutes les ressources nécessaires pour obtenir les résultats que nous désirons. Et, quand bien même nous n’aurions pas toutes les ressources internes nécessaires pour aller vers l’acceptation de la maladie, nous avons toutes les ressources internes qui nous permettent d’acquérir de nouvelles ressources internes ET externes.

Je vous laisse vous imprégner du positif qu’il y a dans cette phrase…

Cependant, comme j’en ai parlé le mois dernier (cf article “Comment accepter sa maladie“), il peut y avoir des freins, des blocages, souvent inconscients. Ils  peuvent partir d’eux-mêmes mais, parfois, obtenir une aide extérieure permet de ne pas rester trop longtemps dans une situation qui n’est pas confortable.

Il peut donc être intéressant de se poser la question, à ce stade de votre maladie, de savoir si vous êtes dans l’une de ces situations :

1 - Feindre d’avoir accepté la maladie

J’ai lu dernièrement des commentaires de personnes me disant qu’elles rigolaient de leur maladie pour bien vivre avec elle par exemple. Mais, lorsque je creusais un peu, cela ne me semblait pas si fluide, pas si “honnête”.

Le fait de feindre d’être sur le chemin de l’acceptation de la maladie est très souvent entièrement inconscient. Dans l’idée de protéger autrui ou de se protéger soi-même, nous nous retrouvons à mentir à l’autre. Ou nous mentir ! D’ailleurs, il est reconnu à l’Homme trois formes de mensonges :

  • Le mensonge officieux : celui est dit pour ne pas blesser, ne pas faire de peine, pour protéger
  • Le mensonge joyeux : celui qui est utilisé pour faire rire, pour distraire
  • Le mensonge pernicieux : celui qui a pour but de faire du mal, tromper, escroquer

Bien évidement, le troisième n’a pas sa place dans le thème de cet article. Mais nous retrouvons très souvent les deux premières formes de mensonges qui peuvent entraver ce chemin de l’acceptation de la maladie. Si nous ne sommes pas vrai(e)s envers nous-mêmes ou autrui, comment pouvons-nous être sur le bon chemin ?

De même, le désir ou la certitude d’être plus fort que la maladie engendre d’ores et déjà un combat dont vous ne sortirez pas vainqueur. On ne peut pas lutter contre son propre corps, la tempêter émotionnelle qui fait rage … on ne peut pas lutter contre soi-même.

2 - Ne pas avoir réparé certaines blessures émotionnelles

La vie est faite de telle façon qu’elle nous force à avancer, en permanence. Pourtant, souvent, nous avons l’impression de revivre sans cesse les mêmes choses, les mêmes situations : des ruptures douloureuses, des échecs, des maladies ou autres aux physiques … C’est comme si certains schémas se répétaient.

En réalité, c’est le cas ! Certains schémas, issus de nos blessures émotionnes, sont voués à se répéter à l’infini perpétuellement. Et cela, tant que nous n’avons pas mis le doigt dessus et compris ce qui se jouait ! C’est une manière, à chaque fois, de nous forcer à les dépasser. A titre d’exemple, vu que c’est un sujet sur lequel j’ai beaucoup travaillé, si votre blessure profonde est l’abandon, sans vous en rendre compte, vous rejouerez cette blessure dans toutes vos relations (sentimentales ou autres). Tout simplement parce que, pour le moment, vous ne connaissez pas d’autres schémas que celui d’être abandonné à la fin.

Alors, ne soyez pas en colère de revivre en permanence certaines situations, même si elles sont douloureuses. Il s’agit juste d’une nouvelle occasion pour vous aider à dépasser cette blessure. Car, une fois dépassée, alors vous pourrez recommencer à cheminer vers l’acceptation de la maladie. Ou peut-être que vos maux physiques s’apaiseront en même temps que votre âme …

La peur du changement, la peur d’avancer nous fait souvent nous dire que derrière cela sera forcément pire. Et si ce n’était pas le cas ? Et si justement, plus vous avanciez et le chemin se faisait de plus en plus léger, de plus en plus doux ? Mais parfois, il ne faut pas hésiter à se faire aider si l’on reste bloqué trop longtemps !

3 - Penser que l’acceptation de la maladie rime avec résignation

En fait, être dans l’acceptation de la maladie ne signifie pas être défaitiste. Il ne s’agit pas de baisser les bras et se résigner. Il est souvent considéré que seul le fait d’être en colère contre sa maladie et de se battre contre elle permettra de nous en sortir.

Pour ma part, après avoir été longtemps en proie à cette émotion, je me suis rendu compte que la colère me prenait trop d’énergie, de nuits blanches. Parce qu’être en colère m’a trop fait de mal, peut-être plus que la maladie en elle-même.

Alors j’ai cherché un autre moyen de composer avec elle. En travaillant sur moi, en essayant des médecines douces qui aidaient à apaiser mon corps pour les douleurs ou les raideurs. Ce n’est pas du fatalisme. Juste une manière de me dire que pour le moment, je n’ai pas le choix. Alors comment vivre au mieux avec et recommencer à être bien ? La suite et la découverte de ce que cette maladie venait faire dans ma vie, vous la connaissez, à travers mon histoire que je publie ici !

4 - Ne regarder que les approches allopathiques

Ce point est très personnel et il est vrai que j’ai hésité à l’écrire. Il ne s’agit pas de refuser tout traitement allopathique, c’est une décision propre à chacun. Mais, de pouvoir compléter son traitement à travers les médecines douces ou autres thérapies, voire d’en adoucir les effets secondaires.

A titre d’exemple, très souvent, face à la profonde tristesse que nous traversons pendant le chemin vers l’acceptation de la maladie, peu de personnes cherchent à se faire accompagner en thérapie. Les anti-dépresseurs sont alors conseillés par le corps médical pour permettre de mieux vivre cette période.

Cependant, ces médicaments ont tendance à nous couper de nos émotions, à nous permettre de ne pas ressentir ce profond désespoir qui est si important à traverser. Cette anesthésie des émotions, même si elle adoucit le moment que vous êtes en train de passer et le rend plus supportable, reporte le fait de pouvoir parvenir à l’acceptation de la maladie. Et, parfois, le sevrage de ces anti-dépresseurs est très difficile (cf : “Témoignage de Marielle“).

Conclusion

Pour le reste, chacune des étapes par lesquelles vous passerez : Choc, Déni, Culpabilité, Révolte, Combat, Tristesse … est parfaitement normale. Elles s’entremêlent, se rencontrent, s’additionnent les unes aux autres. Certaines personnes, en fonction de leur tempérament ou de leur histoire personnelle, passeront plus de temps dans une ou l’autre de ces étapes.

Comme je l’écrivais le mois dernier, l’essentiel est de prendre conscience que ce chemin vers l’acceptation de la maladie est en train de se faire, à notre propre rythme.

Et avoir confiance en notre capacité de transformer cette épreuve.

 

Si vous pensez à d’autres obstacles, je serais très intéressée de les connaître. N’hésitez pas à commenter cet article si vous voyez des choses à ajouter !

 

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2 commentaires

  • xavier Gostanian dit :

    Au début de mon adolescence, j’avais eu un parcours scolaire traumatisant, pas fait pour avancer dans l’avenir ; alors j’ai appris à regarder les points positifs de ma vie, de même quand on m’avait annoncé que j’ai la sep, alors j’avance dans ma vie, en me disant que la vie continue, positivement.

    • Lisa dit :

      Et tu te sens comment de cette manière ? Il est vrai que l’annonce d’une maladie nous fait revoir notre vie d’une manière différente. On prend de la distance par rapport à des choses qui nous ont fait souffrir dans le passé. Mais je suis convaincue que parfois il faut prendre le temps de s’arrêter sur ces anciens traumatismes. Peut-être que ces tensions répétées ont eu un impact sur notre corps …

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