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Maladie auto immune et Stress | Comment peut-on s’apaiser ?

Ecrit par 7 octobre 2019 1 commentaire
maladie auto immune et stress

Une maladie auto immune est forcément source de stress. Prenons la sclérose en plaques par exemple, dont je suis atteinte depuis plus de dix ans. Il y a une épée de Damoclès en permanence au-dessus de notre tête. Nous ne pouvons pas prévoir quand la prochaine poussée se déclarera, ni même s’il y en aura une prochaine. Nous ne savons pas quelle partie de notre corps sera touchée, ni si, une fois la poussée terminée, nous retrouverons la capacité complète de notre corps.

Donc, dit comme ça, maladie auto immune et stress semblent aller de pair.

Le stress est un état de tension, d’alerte dans lequel nous nous trouvons. Il peut aussi s’apparenter à de l’anxiété. Et, si nous allons plus loin et que cette anxiété n’est pas prise en charge, à de la véritable angoisse. Surtout que l’angoisse se traduit par des sensations physiques, qui peut aller du simple estomac noué à la paralysie totale. Des symptômes comme les contractures musculaires, les vertiges … peuvent très bien être générés par une très forte angoisse !

Pourtant, ce n’est pas une fatalité ! Dans cet article, je vous présente des pistes pour apaiser cet état de stress.

1. Pouvoir être acteur face à sa maladie

En psychanalyse, l’angoisse désigne un sentiment, plus ou moins intense, d’absence de plaisir. Et, il est considéré que cette absence de plaisir remplace un sentiment d’attente. Attente de quelque chose que nous ne pouvons pas nommer. Car, si nous sommes bien conscients de notre absence de plaisir, nous ne sommes pas conscients, en revanche, d’être dans l’attente.

Cela se tient parfaitement si l’on en revient au duo « maladie auto immune et stress ».

Pour une maladie, la plus grande source de stress est le fait ne pas pouvoir AGIR. Quelque part, nous avons l’impression de subir notre maladie et tout ce qui va en découler. Nous subissons les poussées, nous n’avons aucune EMPRISE sur ce qui va se passer. Et, à l’heure actuelle, si nous reprenons l’exemple de la SEP, même les traitements ne sont pas en mesure de nous prévenir des poussées. Donc nous nous retrouvons aussi dans l’attente de la part des médecins, laboratoires pharmaceutiques, nouveau traitement …

Ce que je proposerais ici c’est de prendre conscience du fait que vous êtes dans cette posture d’attente. Et donc de trouver un moyen d’en sortir, de reprendre du pouvoir sur votre vie !

Bien sûr, ni vous ni moi n’avons les compétences médicales pour faire avancer les recherches. Mais il ne s’agit pas là que d’actions d’ordre médical. Il peut y avoir d’autres moyens de redevenir acteur de sa vie. Je vous en parle dans le prochain chapitre !

2. Tester d'autres accompagnements

Que l’on s’en réfère uniquement à la médecine allopathique ou pas, il y a plusieurs choses cependant que nous pouvons, quand même, mettre en place à côté. En tout cas, ce sont des actions que nous pouvons CHOISIR de faire. Et donc de redevenir un peu acteur face à sa maladie ! Vous me suivez ? 😉

Tester des médecines douces

Vous pouvez par exemple CHOISIR d’utiliser des médecines douces comme complément (voire alternative) aux soins médicaux. C’est d’ailleurs le but de ce blog. Je vous présente ici différents types de médecines douces possibles, puisque je ne soigne ma sclérose en plaques que de cette manière.

Cela étant, je ne présente pas cela comme une alternative à votre traitement allopathique. C’est un choix qui doit être fait en pleine conscience (voir article Se soigner naturellement). Et il y a des personnes à qui cela peut ne pas convenir ! Mais, dans tous les cas, cela peut tout à fait être utilisé en complément d’un traitement médical, pour adoucir les effets secondaires ou vos symptômes.

Parler avec un thérapeute

Parfois, certains blocages inconscients nous entravent. Quelque part, nous n’arrivons pas à avancer en raison de certaines blessures inconscientes. Dans ces cas-là, une thérapie peut tout à fait être un outil très utile et nécessaire.

Et, surtout, la thérapie est un excellent outil face à l’angoisse. Donc rien de tel pour aller briser ce fameux duo “maladie auto immune et stress” que de pouvoir être soutenu par quelqu’un qui en a toutes les compétences. Si vous ne savez pas quel courant choisir, je vous présente ici un article sur la Gestalt, écrit par une apprentie thérapeute gestaltiste !

Aller dans une association pour être en groupe

Cela peut faire du bien de pouvoir se regrouper, discuter avec des personnes qui SAVENT ce que nous traversons.

Cependant, dans ces cas-là, je recommande souvent la vigilance. En effet, les associations permettent de se défouler, de pouvoir raconter nos douleurs, souffrances, de se sentir compris. Mais, quelque part, elles peuvent aussi nous enfermer, avec beaucoup d’autres personnes en colère ou déprimées. Et cela peut créer un cercle vicieux. Je racontais les pièges à éviter dans mon article “Comment rester optimiste face à sa maladie ?

Faire une activité qu’on aime

Et j’en parlerai plus en détail juste en dessous !

Car vous l’avez compris, à nous remettre dans l’action, à faire des choses pour nous, pour notre corps, c’est déjà un pas de plus pour sortir de cet infernal duo maladie auto immune et stress. Parce que lorsque l’on agit, on est moins « victime » de la maladie.

3. Faire des choses que l’on aime

Si l’on reboucle avec la définition de l’angoisse en psychanalyse, au départ, il s’agit avant tout d’une absence de plaisir.

Une personne sur mon groupe facebook a publié un adage qu’elle utilisait lorsqu’elle accompagnait des personnes aux alcooliques et narcotiques anonymes :

« Dieu, accorde-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux changer, et la sagesse de connaitre la différence ».

On y met Dieu ou pas, selon ses propres croyances. Mais je trouve cet adage magnifique. Oui, il y a des choses que l’on ne peut changer. Mais, heureusement, il nous reste le pouvoir de mettre en place des choses dans notre vie qui nous font plaisir.

Le challenge du plaisir !

Sur mon merveilleux groupe facebook (alors, soyons d’accord, je ne chante pas mes louanges, mais chacun des membres qui en fait partie me remplit de joie chaque jour), je propose un “challenge” tous les mois. Celui du mois de septembre était, tous les deux jours, de mettre en place quelque chose pour se faire du bien.

Pour ma part, je me suis ré-inscrite à des cours de yoga ! Une autre personne, après une période difficile dans sa vie, a décidé de se lancer dans l’associatif. Une troisième a choisi de se remettre au piano. Comme je lui ai dit, en se mettant dans une passion, cela active notre esprit sur tout autre chose. Et j’en passe ….

Parce qu’à se faire du bien, on ne peut que sortir du stress et de l’angoisse. Nous sommes alors dans le plaisir !

D’ailleurs, j’avais écrit un article sur le lien entre la fatigue et la maladie, il y a plusieurs mois. Je racontais que, en pleine poussée, et malgré la raideur de ma jambe droite, j’étais partie assouvir ma passion : danser le rock n’roll. Je l’ai dansé pendant plus de 7 ans, parfois jusqu’à 8h par semaine !

Conclusion

Au final, pour résumer, pour contrecarrer le duo maladie auto immune et stress, cela passe par plusieurs étapes :

  • Prendre conscience que son stress est principalement lié au fait que la maladie nous place dans une posture d’attente face à une épée de Damoclès
  • Trouver un moyen de redevenir acteur malgré tout, et peut-être mettre en place d’autres actions pour se faire du bien. Cela peut être le fait de voir un thérapeute pour déposer son angoisse, tester des médecines alternatives (à titre d’exemple : énergétique)
  • Remettre de la joie dans sa vie. Nous pouvons reprendre une passion que l’on avait mise de côté, se lancer dans une activité artistique prenante ou associative …

 

Si cet article vous a plu ou si vous souhaitez échanger sur le sujet, n’hésitez pas à laisser un commentaire. Je vous répondrai avec plaisir 😊

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1 commentaire

  • xavier Gostanian dit :

    Bonjour, je suis toujours sur mes deux jambes, car je fais toujours des exercices physiques pour m’entretenir, et la musique m’aide beaucoup aussi, étant mélomane, et je suis optimiste, une habitude de vie : toujours le sourire !

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