Mes astuces de vie

Vivre avec une maladie chronique | 3 étapes pour respecter ses limites

Ecrit par 4 novembre 2019 3 commentaires
vivre avec une maladie chronique

C’est bientôt les fêtes de fin d’année ! Et, avec elles, ces grandes réunions familiales. Elles se veulent joyeuses mais soulèvent parfois des tensions. Notamment, lorsque nous sommes touchés par une maladie, celle de ne pas se sentir compris par son entourage.

Je lis souvent sur les réseaux des commentaires de personnes qui racontent que leurs proches ne les comprennent pas. Ils ne respectent pas leurs douleurs, fatigue, maladie…

En premier lieu, la question qui me vient est « mais est-ce que vous vous respectez ? Est-ce que vous vous accordez le fait d’avoir des limites ? »

Vivre avec une maladie chronique soulève de nombreuses problématiques. Et, la plupart du temps, je remarque que nous sommes les premiers à ne pas les accepter. Alors, bien sûr, l’entourage ne suit pas !

Je propose donc, à travers cet article, un exercice en trois étapes pour respecter nos limites :

1. L'importance de connaitre ses limites pour vivre avec une maladie chronique

Maladie ou pas, nous avons tous des limites. Qu’elles soient d’ordre physique ou psychologique … Par exemple, certaines personnes seront capable d’endurer un niveau de stress élevé. La tension leur permettra de gagner en efficacité, d’être plus alerte pour réfléchir. D’autres se sentiront complètement dépassées et seront bloquées dans leur avancée.

Autre exemple, certaines personnes ont besoin de peu d’heures de sommeil. Tandis que d’autres auront besoin de dormir au minimum 9 heures pour se sentir bien.

Je fais partie des secondes catégories dans les deux cas 😊 Alors, bien évidemment, dans un monde où tout va de plus en plus vite, où l’on attend beaucoup de nous, c’est compliqué … Oui je ne sais pas travailler sous tension ! Et oui, j’ai besoin de dormir au moins 9h pour me sentir sereine et bien dans ma peau.

Mais, ça, il m’a fallu du temps … et une maladie pour le savoir et décider d’en tenir compte !

Exercice 1

Alors, la première question à te poser en lisant cet article serait : quelles sont tes limites ? D’ordre physique, émotionnel, psychologique ? Comment fonctionnes-tu ?

Par exemple, quel est ton degré de sensibilité ? Es-tu une personnalité hypersensible ? J’avais écrit tout un article sur le sujet avec un test à faire à la fin. 

Le but est que tu puisses apprendre le plus possible à te connaitre. La meilleure chose à faire pour vivre avec une maladie chronique est, dans un premier temps, de connaitre tes limites. Et pas uniquement celles liées à la maladie. 

Et, si tu as du mal à y voir clair par toi-même, un thérapeute peut tout à fait accompagner sur ce chemin. En tout cas, c’est l’accompagnement qui m’est enseigné dans mes études pour devenir praticienne en relation d’aide. 

2. Savoir respecter ces limites

Pour certaines limites, nous n’avons pas vraiment le choix ! Lorsque certains actes quotidiens de la vie nous deviennent impossibles, nous sommes obligés de nous respecter. Cependant, je croise très souvent des personnes qui choisissent de se faire violence et de rejeter leur maladie, ou un trait de personnalité qui les dérange, pour faire « comme les autres »

Le fait de vivre avec une maladie chronique dérègle beaucoup de choses. A commencer par la fatigue physique, suivant les maladies ! Pour ma part, atteinte d’une sclérose en plaques, j’arrive à avoir une vie “normale”. Je fais beaucoup de sport, j’ai un travail à plein temps qui me fait beaucoup voyager (ce qui est tout à fait possible avec une sclérose en plaques, comme j’en parle dans un autre article), je sors avec mes amis …

Mais, je sais que je suis plus fragile que la majeure partie des gens qui m’entourent. Du coup, je m’astreins à un rythme de vie qui me convient. Je mets en place une alimentation équilibrée, pas trop d’excès, un sommeil régulier, sur des plages horaires assez longues. Tant que j’ai lutté parce que je voulais être « comme tout le monde », mon entourage ne comprenait pas. Et, du jour au lendemain, je m’écroulais !

Un jour j’ai décidé de ne suivre que ce qui était JUSTE POUR MOI. Peu importe la réaction des personnes en face de moi.

Je connaissais enfin mes limites pour bien vivre avec une maladie chronique. Et je savais que pour moi, si elles n’étaient pas respectées, les conséquences seraient plus graves que pour d’autres personnes.

Car, à partir de là, qu’est ce qui était le plus important ? Nos limites et le risque de nous mettre en danger ou les jugements des autres ?

Exercice 2

Le deuxième exercice serait de regarder s’il y a des fois où tu ne te respectes pas. Bien évidemment, nous avons tous des moments où l’on va forcer plus que de coutume ! Il est plutôt question de regarder ta tendance au naturel !

Je t’encourage à fais une liste des moments où tu as senti que tu te forçais pour :
–  “faire plaisir”,
– “faire comme les autres”
– “ne pas subir des réflexions de ton entourage”
– …

Quelles sont été les suites ? 

3. Savoir l’imposer aux autres en s’affirmant

Mais alors comment l’exprimer à notre entourage ? A ceux qui ne nous comprennent pas ? Je reboucle ici avec les commentaires que je vois souvent passer sur les réseaux sociaux. Lorsque certaines personnes expriment qu’elles ne sentent pas entendues par leurs proches, dans leurs douleurs, fatigue, maladie …

Les moments où j’ai été le plus en lutte avec les autres, c’était les périodes où je cherchais vainement à leur imposer mon point de vue, mes limites, mes souffrances, ma maladie … Je voulais qu’ils me comprennent !

Quelque part, pourquoi est-ce que j’en avais autant besoin ? Parce que pour m’autoriser à me respecter, il me fallait l’approbation des autres. Et, surtout, je craignais tellement le rejet que je cherchais à vivre la même vie que mes amis. Alors que cela ne m’était tout simplement impossible !

Eux avaient leur vie, leurs propres problématiques, leurs propres soucis, même si ce n’était pas une maladie. Et moi j’arrivais vers eux avec toutes mes plaintes, mes récriminations, ma demande d’attention. Si, au départ, il y avait de la bienveillance, au bout d’un moment, cela les fatiguait.

Alors, qu’en réalité, nous n’avons tout simplement pas besoin d’en faire des tonnes et d’en parler pour nous permettre de vivre selon nos propres limites.

La seule personne qui peut nous l’autoriser … c’est nous-même !

Le cas de l'entourage toxique

Alors après, il y a des entourages beaucoup plus toxiques que d’autres et des personnes qui n’ont vraiment aucune empathie.

Cependant, dans ces cas-là, le vrai problème reste : est-ce que ces personnes sont vraiment à même de vous faire du bien ? Et si ce n’est pas le cas, pourquoi ne pas commencer par prendre un peu de recul et peut-être aller trouver quelqu’un qui sera en mesure de vous aider avec toute la bienveillance possible ? Une fois de plus, cela peut être le cas d’un thérapeute, si vous ne trouvez pas d’autres ressources autour de vous.

Exercice 3

Tu l’auras compris, la première et la seule personne qui peut t’aider à te respecter, à te faire du bien dans un premier temps c’est toi-même. Tu es la seule personne à même de comprendre et connaitre tes limites et de pouvoir les respecter.

Le troisième exercice consiste à essayer, au moins une fois, d’imposer ta décision. Sans chercher à te justifier, sans chercher à expliquer plus en détail le pourquoi du comment. Simplement, dire “non, je ne peux/veux pas”. Si tu es sûre de toi, ton entourage n’aura pas la place de chercher la faille.

Lorsque l’on commence à se respecter, crois-moi ! Les autres, autour de toi, n’auront pas d’autres choix que de le faire aussi !

POUR RECEVOIR PLUS D’ASTUCES POUR BIEN VIVRE AVEC SA MALADIE OU DE TÉMOIGNAGES INSPIRANTS :

3 commentaires

Laissez un commentaire