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Témoignages | Vivre avec la SEP sans traitement allopathique

Ecrit par 2 décembre 2019 5 commentaires
vivre avec la SEP sans traitement

Ce mois-ci, je vous présente le témoignage de Vittoria, qui a choisi de vivre avec la SEP sans traitement allopathique. Ce n’est pas tant ce point qui est mis en avant, puisqu’il s’agit avant tout d’une démarche personnelle et qui ne convient pas forcément à tout le monde. Mais c’est la joie de vivre qui se dégage de son récit, malgré ses symptômes, et la notion d’espoir et d’apaisement qui m’ont attirée dans son récit.  

“Je n’irais pas jusqu’à dire que cette maladie est un don mais il me faut bien reconnaître qu’elle est un chemin qui s’ouvre vers la vérité de ce que je suis et que je n’ai pas su ou pu voir avant. Il n’est jamais trop tard pour devenir soi-même !”

Vittoria

Les débuts de la sclérose en plaques

Je m’appelle Vittoria, j’ai 57 ans et j’ai une sclérose en plaques qui m’accompagne depuis plus de vingt ans.

Cependant, elle n’a été diagnostiquée qu’en décembre dernier, au moment où elle est devenue progressive. Tous les signaux d’alerte que mon corps m’avait envoyé pendant plus de vingt ans n’avaient été lus par mes différents médecins que comme anxiété, stress, dépression, épuisement …

"La SEP, c'est vivre la vie des autres"

J’ai suivi une psychanalyse pendant 25 ans et je connais bien mon histoire. Alors, je me suis d’emblée dit que ma sclérose en plaques n’était pas une fatalité ! Il fallait que je cherche du côté de mon vécu pour trouver le sens et le message de cette nouveauté qui s’invitait dans ma vie et qui avait enfin un nom !

Je suis alors tombée sur le blog de Lisa et le décryptage biologique de la SEP a sonné juste en moi. J’ai, en effet, expérimenté pendant mon enfance plusieurs expériences difficiles que j’ai vécu comme des abandons. Mais aussi, toute ma vie, j’ai été en quête d’approbation et de reconnaissance.

Je dirais que j’ai vécu pendant des années dans le regard des autres. « La SEP, c’est vivre la vie des autres ». Aujourd’hui, finalement, je me reconnais bien dans cette définition, lue au hasard de mes lectures.

C’est cette vision aussi qui m’a aidé à prendre la décision par la suite de vivre avec la SEP sans traitement allopathique.

Vivre avec la SEP sans traitement allopathique

sep sans traitement

J’ai compris que, si je voulais vivre au mieux avec cette « colocataire » chronique, il fallait que j’opère un virage à 180 degrés dans ma vie. Et que je mette en place un « protocole d’accord » avec elle. Qu’il ne fallait pas que je « lutte contre » mais que je « vive avec » !

Après avoir quand même consulté une grande ponte, spécialiste de la SEP, j’ai refusé un traitement de fond. La neurologue avait elle-même reconnu qu’elle ne pouvait garantir les effets bénéfiques sur ma SEP progressive. J’ai alors souhaité vivre avec la SEP sans traitement allopathique. Et je me suis tournée vers les thérapies alternatives.

Homéopathie, shiatsu et acupuncture sont devenus mes trois piliers thérapeutiques. Mais aussi des hydrothérapies du colon régulières, puisqu’il y a un lien avéré entre la SEP et le fonctionnement de notre intestin. Je reçois quotidiennement de ces thérapies d’indéniables bénéfices ! Par ailleurs, après avoir lu le livre de Dominique Guyaux “Quand je serai seul avec la mer” (éditions Biovie), j’ai adopté une nourriture vegan et crue. Jamais je n’aurais pensé en recevoir autant de bienfaits ! J’ai plus d’énergie, mon corps se désintoxique … Et même mon mental va beaucoup mieux.

Chaque réveil est désormais une joie ! Je me demande : quelle surprise la Vie va-t-elle me réserver aujourd’hui ? En effet, je vois mes symptômes disparaître jour après jour. Et l’horizon s’ouvrir comme par enchantement. Sans aucun traitement chimique, simplement en adoptant une manière de m’alimenter en ligne avec le fonctionnement du corps humain, ma SEP régresse. Ces résultats stupéfiants provoquent également une grande allégresse chez tous mes soignants “alternatifs”. Leur émerveillement me réjouit et me touche.

Réinventer sa vie grâce à la maladie

En même temps, puisque cette fois-ci la maladie a frappé fort, j’ai bénéficié d’un congé longue maladie, de la reconnaissance d’un handicap à 80%.  Bientôt, j’aurai aussi une retraite pour invalidité.

Loin de me plonger dans la dépression, cette situation toute nouvelle m’est apparue comme une opportunité pour me réinventer une vie. Et pour commencer un chemin de réappropriation de mon existence. Bref, j’ai compris qu’à 57 ans mon corps me demandait de devenir enfin moi-même.

J’ai la chance d’avoir un conjoint qui me soutient, m’accompagne (au sens propre et figuré), m’aime comme je suis. Il m’est un cadeau de chaque instant : l’amour est la meilleure thérapie !

J'accepte mes symptômes

Je vis au jour le jour avec d’innombrables problèmes d’équilibre. Vertiges est d’ailleurs un mot trop faible pour les décrire. Ainsi que d’autres symptômes que tous les malades connaissent bien : douleurs, crampes, spasticité, fourmillements et j’en passe. Je marche avec un déambulateur et je ne peux plus conduire que sur des courtes distances. Qu’à cela ne tienne ! Je profite de chaque moment de répit pour écouter les messages de mon corps, pour comprendre et renforcer ce qui me fait “aller bien”. Et exclure définitivement ce qui, me provoquant du stress, aggrave mes symptômes.

Je n’irais pas jusqu’à dire que cette maladie est un don mais il me faut bien reconnaître qu’elle est un chemin qui s’ouvre vers la vérité de ce que je suis et que je n’ai pas su ou pu voir avant. Il n’est jamais trop tard pour devenir soi-même !

Vittoria

Conclusion de Lisa

Un grand merci à Vittoria !

Comme chaque témoignage que j’ai publié ici, je suis toujours très émue de lire ces parcours de vie. J’aime ces chemins qui semblent si différents et qui sont pourtant si similaires. La traversée de moments douloureux finit toujours par s’estomper lorsqu’on y met du sens et qu’on la vit en conscience.

Après, libre à chacun de trouver sa manière de cheminer. Je ne le répéterais jamais assez ! Il n’est pas question ici de dénigrer la médecine allopathique et de faire l’apologie des médecines douces. Comme j’en ai longuement parlé dans un récent article, il faut que chacun trouve ce qui lui convient et lui fait le plus de bien.

L’idée du blog est simplement de proposer des outils pour bien vivre avec sa maladie. A vous de voir ce qui vous convient dedans 🙂

Vous êtes praticien en médecine douce et souhaitez présenter votre pratique ? Vous êtes touché par une maladie et souhaitez partager votre parcours ? Le but de ce blog est aussi de partager tout ce qui peut permettre de bien vivre avec sa maladie. Alors, n’hésitez pas à me contacter et venir agrandir notre belle communauté ! 

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5 commentaires

  • Audrey HUGUENOT dit :

    Bonjour,
    En lisant ce témoignage, plusieurs choses (l’abandon dans l’enfance, l’approbation des autres ainsi que leur reconnaissance et le fait de ne pas lutter contre la SEP mais vivre avec) ont raisonné en moi et j’avais l’impression que c’était mon vécu. C’était vraiment très impressionnant.

    • xavier Gostanian dit :

      J’ai la sep primaire progressive depuis vingt ans, et je me suis tourné vers la médecine douce : Kousmine, Seignalet, voyant que cette médecine apporte un bien être, avec un entretien physique régulier qui m’apporte une sorte de philosophie de la vie, le morale est la plus belle chose de la vie,! et j’avance dans la vie avec le sourire ; car c’est un moteur indestructible !
      Je suis content de parler avec vous.

    • Lisa dit :

      Je suis bien d’accord. Je fais aussi le parallèle avec mon histoire personnelle. D’ailleurs ce sont pour ces raisons que je cherche à devenir thérapeute et accompagner des personnes dans leurs maladies. Il y a beaucoup de similitudes parmis tous ces parcours de vie et je sais par expérience que la thérapie est un très bon outil pour aller mieux. Autant mentalement que physiquement 😉

  • Ghislaine dit :

    Bravo Vittoria! Quel hymne à la vie !
    La maladie, malgré les difficultés, comme un cadeau nous ramenant à l’essentiel.
    Et avancer chaque jour avec le sourire comme le dit Xavier!
    Merci.

  • Sonia dit :

    Je suis trop contente de lire un témoignage comme le vôtre Vittoria. Je vis ma Sep sans traitement allopathique depuis le diagnostic il y a 4 ans , par contre j écoute mon corps et ce que mal a dit. J ai arrêté de courir après le temps, je profite de chaque instant et suis tellement plus
    apaisée. Je marche chaque jour en mesurant ma chance. Et comme vous le dites je me sens de mieux en mieux. Le positivisme et la méditation m’ont beaucoup aidé sans oublier l acupuncture et la kiné. Bonne continuation à les Seper héros du quotidien.
    Sonia

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