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Corps et esprit | Astuces pour apaiser le corps en apaisant l’esprit

Ecrit par 2 novembre 2020novembre 19th, 2020Aucun commentaire
corps et esprit

Camus a dit :

« Qu’est-ce que le bonheur sinon l’accord entre l’homme et l’existence qu’il mène ? »

J’aime beaucoup cette phrase. Parce qu’elle remet le bonheur à une juste place, une qui est bien plus accessible que ce qui nous est souvent vendu. Un bonheur qui serait plutôt proche de la notion d’apaisement. Car, quelque part, nous avons la sensation d’être là où nous devons être. A vivre notre vie pour nous, uniquement pour nous et en accord avec nous. Une vie dans laquelle corps et esprit sont reliés.

L'écoute du corps

Et qui dit bonheur, douceur, apaisement, dit aussi … un corps moins en tension. Un corps moins soumis à des chocs émotionnels à répétition. J’en reviens alors à un autre de mes dictons favoris : “un esprit sain dans un corps sain”.

Je compare souvent notre corps à une onde radio. Vous savez, lorsque nous ne sommes pas sur la bonne fréquence, tout se met à grésiller ! Le corps, c’est la même chose. Corps et esprit peuvent ne pas vivre pas au même diapason. Nous pouvons être surchargés par de nombreuses émotions (d’ailleurs je propose ici des outils pour apaiser la fatigue émotionnelle dans le contexte d’une maladie).  Et si nous ne sommes pas à l’écoute, si nous ne trouvons pas un  moyen d’évacuer ces émotions, alors c’est notre corps qui peut se mettre à grésiller.

Comment concilier corps et esprit ?

Mais comment savoir ce qui nous correspond ? Comment concilier corps et esprit ?

D’abord en prenant le temps d’apprendre à nous connaitre. Et surtout en prenant le temps d’aller regarder notre part d’ombre. Carl Gustave Jung, médecin psychiatre du XIXe siècle, est à l’origine de cette notion. Elle représente ce que nous avons refoulé dans notre Inconscient. Principalement par peur d’être rejeté par les personnes qui sont importantes pour nous. A commencer par nos parents, puis nos professeurs, puis nos amis … Pour en arriver à la personne avec qui on partage sa vie.

Et oui ! Il s’agit bien de ce côté de nous que nous cherchons absolument à cacher, à ne pas aller regarder. Ce côté dont nous avons l’impression que si les autres le connaissaient, alors ils s’enfuiraient. Et que nous finirions seuls.

La peur de se découvrir existe chez chacun d’entre nous. Cette peur d’aller regarder au fond de nous, d’aller faire émerger des choses qui pourraient faire fuir les autres. Et donc cela bien raviver notre peur du rejet. Donc nous préférons rejeter cette part de nous !

Se découvrir pour s'accepter

Pourtant, parfois, cette part que nous camouflons est très belle. C’est juste que, socialement, dans notre entourage, nous ne pouvons imaginer qu’elle sera acceptée.

Je pense ici à un ancien militaire, atteint d’une sclérose en plaques, qui a refoulé pendant des années sa profonde sensibilité. C’est un véritable artiste. Mais, à l’époque, comment s’autoriser à découvrir et à aimer cette part de lui-même alors qu’il évoluait dans un milieu qui le tolèrerait difficilement ?
Je pense aussi à une très belle personne, non reconnue par ses parents, qui était persuadée qu’il ne fallait pas aller regarder au fond d’elle, que nous n’y verrions que du noir et que ses proches d’aujourd’hui fuiraient.

Et des exemples comme cela, où corps et esprit sont entièrement dissociés, il y en a pleins ! Des personnes qui n’osent pas aller regarder qui elles sont, ce qu’elles aiment et qui se retrouvent à vivre des vies qui n’est pas en accord avec elles-mêmes. 

L'arrivée des symptômes

J’entends souvent ça dans mon cabinet : « pourtant, tout allait tellement bien dans ma vie avant l’arrivée de mes crises d’angoisses / mes insomnies / cette anxiété / cette maladie (sclérose en plaques, spondylarthrite ankylosante, maladie de basedow…) Je ne comprends pas pourquoi cela m’arrive. »

Et oui ! Notre psyché est si bien faite qu’elle nous permet d’avoir accès seulement à ce qui est supportable pour nous.

Du coup, nous ne voyons pas tous ces couvercles sur des pans de nos vies. Parce que, quelque part, nous n’étions pas prêts à aller les regarder. C’est là où notre Inconscient est fort ! Il fera remonter certains traumatismes (un deuil non fait, une rupture douloureuse, un évènement choquant, voir une accumulation de petits évènements qui peuvent sembler si anodins en apparence) uniquement lorsqu’il estimera que nous sommes prêts.

C’est aussi une des raisons pour lesquelles, aller mieux, cela prend du temps comme je l’expliquais dans un autre article.

D’abord notre Inconscient vient frapper doucement à la porte. Par le biais de rêves très dérangeants, de cauchemars par exemple. Ce n’est pas pour rien que j’analyse souvent les rêves en séance quand la personne vient avec un rêve qui l’a beaucoup dérangée. Cette analyse donne de nombreuses pistes. Parfois le rêve est farfelu, avec des effets spéciaux, parfois il est même cauchemardesque ! Et, pourtant, plus ce rêve dérange, plus notre Inconscient veut faire remonter quelque chose d’important !

Et si nous n’écoutons pas toutes ces remontées, notre Inconscient peut frapper de plus en plus fort. Jusqu’à ce que les symptômes apparaissent. Jusqu’à ce que nous n’ayons plus d’autre choix que d’entendre ce qu’il a à dire.

Et, effectivement, il est fort probable que le moment où notre Inconscient nous semble le plus prêt à l’entendre … c’est au moment où nous allons assez bien dans notre vie. Ce n’est pas une règle en soi mais c’est assez fréquent. Parce que ses messages ont enfin l’espace pour venir s’exprimer.

Des outils pour se découvrir

Il y a plein d’outils pour découvrir qui l’on est :

  • S’intéresser à ses rêves. Et je peux vous assurer que l’on rêve toujours ! C’est obligatoire puisque notre Inconscient peut décompresser. Par contre, il est parfaitement possible de ne pas s’en rappeler. J’en parlerai dans un autre article.
  • Prendre le temps de méditer, de se poser, de faire le vide régulièrement dans sa vie. Respirer profondément !
  • Ecrire ! Les pages du matin sont un excellent outil. Chaque matin, on écrit trois pages dans un petit carnet. Lors de la troisième page, on ne sait plus trop quoi écrire et, pourtant, c’est à ce moment-là que remontent des désirs enfouis. A titre d’exemple, je pourrais vous dire que l’idée d’écrire mon parcours avec ma sclérose en plaques, puis d’en faire un blog, puis d’écrire des articles pour bien vivre avec sa maladie et d’enfin devenir psy puis sophrologue … était écrite dans un de mes carnets bien avant que tout cela commence. J’ai souri dernièrement en relisant de (très) vieux carnets.
  • Dessiner ! Savez-vous que les mandalas, lorsque vous créez vous-même la trame, en disent très long sur votre personnalité ? J’adore proposer cet exercice entre chaque séance pour les personnes qui aiment cette activité. Et, au-delà même de l’analyse, c’est un excellent outil pour se recentrer et s’apaiser.

 Chacun de ces outils, même si la liste est loin d’être exhaustive, est un excellent moyen de reconnecter corps et esprit.

Conclusion

Apprenez à vous découvrir ! N’ayez pas peur de qui vous êtes. Plus vous irez vers une vie qui est en accord avec qui vous êtes, plus vous serez apaisé(e). Et plus vous vous libèrerez des émotions qui vous sont trop lourdes, plus vous pourrez apprendre à accepter la belle personne que vous êtes.
Et, peut-être, qui sait ? Apaiser certains symptômes, votre corps, vos maux …  

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