Sport et maladie chronique | 3 raisons de faire du sport dans le cas d’une maladie chronique

sport et maladie

Quand j’étais plus jeune, je n’étais pas du tout sportive. Voire un peu grassouillette à l’adolescence… Bon, OK, le cliché de l’adolescente mal dans sa peau. Et je fumais…

Ironiquement, je dirais que c’est lorsque j’ai découvert que mon corps avait des limites, suite au diagnostic de sclérose en plaques, à l’âge de 23 ans, que j’ai commencé à me mettre au sport. Et j’ai commencé par le plus difficile, je trouve, quand on n’a jamais réellement fait de sport : la course à pied ! 

L'importance de démarrer en douceur

J’ai couru d’abord 4 minutes, puis 6 minutes, puis 8 minutes … Bref, vous avez compris le principe. A une époque, quand j’étais en forme, je courais une petite heure. 

Je dis quand j’étais en forme, car à l’heure où j’écris cet article, je suis enceinte. Et du coup, la course à pied, ce n’est pas l’idéal ! Alors je marche. Beaucoup ! Au moins une heure par jour.

 

A l’époque où j’ai commencé, je n’avais pas pris conscience des bienfaits du sport lorsque nous sommes touchés par une maladie. Pour moi le combo sport et maladie chronique me semblait impossible. 

Sport et maladie : la vigilance à avoir

Alors, bien sûr, dans un premier temps, il faut que le corps soit en mesure de suivre. Cela dépend donc de la manière dont se manifeste la maladie dont vous êtes touchés.

Dans le cas d’une maladie infectieuse ou d’une inflammation, il est déconseillé de faire du sport. Pour deux raisons : 

  • il faut laisser la place à  l’organisme de se défendre (et donc garder son énergie)
  • donc faire du sport pourrait aggraver la situation, en fragilisant notre système immunitaire
Et dans toutes les maladies, il est crucial de connaitre ses limites, les respecter et savoir les dire (Lire l’article : 3 étapes pour respecter ses limites)
 
Ceci dit, une fois cette vigilance mise en place, pour obtenir des résultats, il est important de pousser occasionnellement un peu son corps. Il faut savoir de sortir de sa zone de confort.
 
Car ce sont ces contraintes que nous exerçons sur notre organisme qui nous poussent à progresser et qui produisent des bénéfices à long terme.
 
Autrement dit, oui, se pousser toujours un peu en s’écoutant. Marcher dans un premier temps est toujours mieux que rien ! Et parfois, se faire parfois un peu violence pour aller vers de vrais résultats. 
 
Dans tous les cas, échanger avec son médecin au préalable et se faire accompagner par des professionnels du sports : kiné, coachs sportifs …

Sport et maladie chronique : 3 raisons pour lesquelles le sport apporte beaucoup de mieux-être

Une fois écartés les zones de vigilance (et dans le contexte d’une maladie auto-immune que nous ne sommes pas en période inflammatoire), les liens entre sport et santé sont aujourd’hui avérés.

Surtout dans le contexte de maladie chronique. Pour 3 raisons :

Le sport permet de se sentir bien dans sa tête

Dans le contexte d’une maladie chronique, quelle qu’elle soit, il y a souvent un sentiment de dévalorisation. La sensation de se sentir diminué.e. 

Comme je l’écris souvent : « une maladie auto-immune, c’est une maladie où une partie de soi s’attaque à une autre partie de soi ». Et quelque part, je le vois beaucoup à travers les personnes que j’accompagne : il y a un profond manque de confiance en soi. D’ailleurs, c’est aussi ce que je partage de mon passé avec cette maladie  dans ma propre histoire, dans la partie « A propos » du blog.

Et bien souvent, ce manque de confiance en soi existait AVANT l’arrivée de la maladie. 

Le fait d’allier sport et maladie permet souvent de se tester, de se remettre en mouvement. Et quelle fierté quand on se rend compte qu’on a réussit à « se dépasser ». A réussir ce challenge (aussi infime soit-il). A aller encore plus loin que la dernière fois ! 

De plus en plus de personnes touchées par la SEP, la myocardie … ou autre se lancent dans des grands défis sportifs. Et s’épanouissent là dedans !

Pourquoi ? Parce que le sentiment de REUSSITE que cela procure permet de basculer notre cerveau dans un sentiment d’autosatisfaction personnelle : je passe de « je ne suis plus capable » à  » je sais que je peux réussir ».  Et c’est tellement important à mettre en place sur un chemin de maladie !!! 

Un excellent moyen naturel d’évacuer le stress

Et pour aller plus loin dans cette notion de se sentir bien dans sa tête, il y a le fait que la pratique sportive permet d’augmenter son rythme cardiaque.

En fait, ce qui se joue dans le sport et la maladie, c’est le fait que la pratique régulière de l’activité physique augmente la sécrétion naturelle de sérotonine. Et la sérotonine est l’hormone responsable du bien-être.

La pratique régulière d’une activité physique jour aussi sur la diminution de la sécrétion du cortisol. Et le cortisol, c’est l’hormone du stress !

Donc une diminution du stress associée avec une augmentation du bien-être sur le plan physique, c’est forcément bon à prendre quand on est touché par une maladie. Car, qui dit maladie chronique, dit trop souvent anxiété assurée

Et tout ce stress, ces peurs jouent sur notre énergie physique …

Retrouver de l’énergie grâce à la pratique du sport

Et oui ! Le sport permet de retrouver de l’énergie …

Dans le même temps, si on prend confiance en soi car on est dans un cercle emprunt de réussite, si notre état de stress se dissipe … forcément, nous nous sentons moins fatigués. C’est un cercle vertueux !

L’idée d’écrire cet article pour parler de l’association sport et maladie m’est venue après une séance avec une de mes patientes. Elle avait suivi une sorte d’accompagnement et de remise en forme, spécial sclérose en plaques, dans un centre spécialisé en banlieue parisienne.

Et lors de notre séance, elle m’indiquait avoir l’impression de renaître, de revivre, de se reconnecter à son corps. La première séance avait été très difficile (comme à chaque fois qu’on se remet au sport après un long moment).  Mais qu’au fur et à mesure, c’était de plus en plus jouissif, addictif même.

Pour elle, il y avait désormais un avant et un après. Nous avons alors regardé ensemble comment inclure cela dans sa vie. Pour que cela reste un plaisir, un bienfait et non une contrainte. Et travailler sur la confiance en soi qui permettait de s’affirmer par la suite ! 

Et cela m’a interpelée sur ce que j’avais mis en place toutes ces années, sans l’avoir conscientisé. Sans m’être rendue compte des bienfaits que cela me procurait.

Je sais qu’aujourd’hui, je ne peux plus me passer d’activités sportives. Je ne cherche à pas courir des heures ou augmenter absolument mon rythme et le nombre de kilomètres. Juste faire ce qui est juste pour moi, pour ressentir ces hormones de plaisir après. Et si je ne peux pas courir ? Qu’à cela ne tienne ! Je vais marcher, faire du yoga, quelques exercices de kiné, d’étirements …

L’essentiel est que je puisse avoir une activité régulière pour me sentir bien dans mon corps et dans mon esprit.

Ce qu'ils en disent

Elise :
Le sport m’a fait du bien. Je ne pensais pas. Grâce à des exercices adaptés à ma condition, j’ai commencé à me sentir de mieux en mieux dans mon corps après chaque séance (même si cela a été très difficile au début).

JN
Tout au début c’est très fatigant. Puis peu à peu cela devient une réelle lutte contre la fatigue. Le corps retrouve chaque jour de plus en plus d’énergie
.

 

Et vous ? Est-ce que vous arrivez à mettre en place une activité physique ? Ou est-ce que cet article vous a inspiré pour vous y mettre, malgré votre maladie ?

Une autre piste pour retrouver de l'énergie ?

Retrouvez ici la formation « Sortir de la peur et retrouver de l’énergie« 

A propos de moi
bien vivre avec la maladie
  • Psychopraticienne et sophro-relaxologue certifiée
  • Spécialisée dans l’accompagnement psycho-émotionnel des maladies chroniques
  • Une sclérose en plaques depuis plus de 13 ans
Ce que je propose

« 8 clés pour bien vivre émotionnellement avec une maladie »

Accompagnement individuel et personnalisé


Accompagnements audio sur des problématiques ciblées, à suivre à son rythme et garanti à vie



Cet article a 2 commentaires

  1. Cyril

    Bonsoir, ça fait longtemps, je viens juste abonder à nouveau dans le sens de cet article!
    sepien depuis presque 10 ans, j’ai arrêté le tabac il y a presque 7 ans, et après u peu de marche, me suis mis à courir, puis avant le confinement un peu de piscine, puis un peu de vélo d’apart, et de yoga et de fitness maison! de quoi varier les plaisirs, devenir gentiment accro à ce cercle vertueux de la juste forme! pas un athlète de haut niveau loin de là, mais mes capacités se maintiennent, voire je « tape dedans » parfois, et mon poids est stable! j’élimine le stress, la mauvaise image et estime de moi, et me sens enfin bien dans mon corps, et donc ça va de paire avec mon esprit! j’attends les 10 ans de SEP plutôt sereinement, et quelque part ai appris à m’aimer en tant que Sépien , mais humain avant tout, même si la route est longue pour être un homme bien aligné! Bonne vie à vous , camarades sépiens!

    1. Lisa Brienne

      Merci beaucoup Cyril pour ce témoignage et commentaire très inspirant et porteur de belle énergie. Oui la maladie n’est pas forcément une fatalité, parfois on peut y mettre du sens et trouver un équilibre, avec la même sérénité que vous racontez ici ! Belle vie à tous ceux qui nous lisent !

Laisser un commentaire